Comme tout grand groupe rapidement asphyxié, Nirvana a ses morceaux méconnus des gros grungeux à deux balles qui glissent inlassablement sur Nevermind.
Nirvana - Verse Chorus Verse (Outtake, 1991)
Nirvana - Endless, Nameless (Radio Appearance, 1991)
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Tubes & troncs d'abres#1 Eels- Mental
Chanson de désencombré pleine de désinvolture, cocktail acide aux accents folk & grunge, baffe d'un trait la superficialité musicale. L'album Beautiful Freak, sorti en 1996 marque l'étape euphorique d'un mec à la voix rodée, Mark Olivier Everett, qui a enfin décidé, après deux albums solo sous le pseudonyme "E" de s'accompagner d'une simple basse & d'une batterie fuyante. Sur cet opus tantôt grunge tantôt viré dans un rock expérimental solide; il y a cette chanson, celle qui pourrait retourner le monde d'un coup de médiator, celle qui envoie tout ce qu'un trio légèrement sympathique peut envoyer sous une cape étriquée, un tube au refrain acéré & grunge, une tuerie incisive mais cool, empreinte d'un excès de psychotropes.
Alice In Chains; le chapeau de paille brûlé
(P)
C'est carrément l'impression que me balance ce groupe devenu ringard ringard ringard à force de toujours conditionner l'esprit grunge à l'identique depuis vingt ans. On tourne en rond donc; mais le rock plus ou moins stoned plus ou moins brutal de cette tripotée d'enculés sur Black Gives Way To Blueest est tout de même prêt à déraciner deux ou trois colonnes vertébrales, hors concerts.
Nirvana, Live At Reading
Mes amis, ce live amène le grunge à son paroxysme; l'apothéose exposée par une énergie spirituelle, une force émotionnelle ascendante. Ce live au Reading Festival pousse le groupe aux sommets, et le moral de Cobain au plus bas, si je ne me trompe pas, j'avais lu que Cobain avait été réveillé -une seringue plantée dans le bras- par un violent coup dans le plexus quelques minutes avant le concert, totalement défoncé, explosé de l'intérieur; il y laissa une partie de son âme si ce n'est trop oser le symbolique.
Depuis quelques années on récupère par ci par là quelques bootlegs à hurler de rire de ce concert. Le son est ultra-saturé, on entend vaguement une batterie défoncée et des hurlements enragés. La bande saute on entend 20 secondes de "Lithium" puis on plane sur "One a Plain" .
Bref, en tout bon ordre, tout bon formatage, toute bonne commercialisation nirvanesque, les multiples réeditions plus ou moins intéressantes nous chient sur la gueule depuis ...
Aujourd'hui, ce live. J'avais moins un an, et jamais je ne pourrai réellement me rendre compte de la réelle euphorie de ce concert. On s'en fout sans doute; puisque ce concert sort, bien clean -si ce n'est trop-, bien recalé, gnan gnan en dvd.. On n'a pas le droit aux remarques idiotes de cet idiot de Dave Grohl, ni aux hurlements déraillés de Kurt Cobain pendant un désaccordage. Les chansons commencent à 00.00 et finissent dès le dernier recalement de gratte, après quelques très légers hurlements d'invétérés.
Je ne parle pas des titres de ce live excellent, tout simplement parce que ce soir je n'ai pas de raviolis et je dois bien finir par aller en acheter. C'est forcément bon. Et puis comme je ne suis pas assez capitaliste je n'ai pas acheté ce dvd; je vous balance donc quelques bootlegs d'excellente qualité de ce concert:
Nirvana - Sliver (Live At Reading)
Nirvana - About A Girl (Live At Reading)
Nirvana - Sliver (Live At Reading)
Nirvana - About A Girl (Live At Reading)
Mudhoney // Superfuzz Bigmuff (Deluxe edition)
Il est assez significatif de constater, quand on se penche sur la parcours des groupes constituant la cène de Seattle, berceau d'un mouvement déconseillé aux adeptes du costard-cravate et d'un rock soigné et formaté, que pour chacun d'entre eux, c'est immanquablement le premier album qui s'avère être le meilleur. Les productions suivantes, d'un niveau pourtant remarquable, n'égalant pas des premiers jets primitifs et entièrement jouissifs. Exemple, le premier Soundgarden, bien que "Badmotorfinger" soit également un grand classique, ou "Facelift" d'Alice In Chains, la remarque étant aussi valable pour leur "Dirt" sans écueils, et le "Ten" de Pearl Jam. Et peut-être plus encore, le superbe, cru et définitif "Bleach" de Nirvana, récemment réédité par Sub Pop et dont on se rend compte qu'il n'a pas pris une ride.C'est ce qui m'amène à parler aujourd'hui du Superfuzz Bigmuff de Mudhoney, classique s'il en est, que je situe pour ma part au même niveau que le premier effort de Cobain and Co. C'est dire l'excellence de ce disque, que Sub Pop, jamais avare de bonnes idées, ressort début 2008 en y adjoignant un live, et des démos, d'un niveau égal à celui de l'album, et qui ont pour mérite de montrer Mudhoney tel qu'on l'aime, dans un registre direct, déglingué et pourtant maîtrisé.Les classiques pleuvent, entre Touch Me I'm Sick et son riff démentiel en ouverture, "direct in your face", jusqu'à ce Halloween d'autant plus énorme qu'il provient d'un split avec...Sonic Youth, pour qui Mudhoney ouvrit le bal en plusieurs occasions, et qu'il égale presque en termes de qualité discographiques. La clique de Thurston More ayant toutefois le privilège et l'avantage d'exister depuis plus longtemps et de proposer un éventail un poil plus fourni et diversifié.
Entre les deux, que du haut de gamme bien sur, dont ce Sweet Young Thing Ain't Sweet No More lourd et vicelard, ou encore If I Think, équivalent d'About A Girl de Nirvana. Je ne citerai volontairement que ces deux titres, d'une part parce qu'ils me paraissent représentatifs de la démarche et de l'esprit du groupe, capable de mettre des baignes comme de se faire plus subtil (comme le prouve son avant dernier effort en date, le très bon "Under A Billion Suns", auquel répond un "Lucky Ones" presqu'uniquement cru), et d'autre part parce que si je me laissais aller à mon enthousiasme de trentenaire ayant l'impression (fugitive dès lors que je prends conscience de mon physique à peine plus avantageux que celui d'un membre des Melvins, j'en profite pour insister sur le fait qu'en dépit de cela, j'adore ce groupe) de rajeunir d'une bonne vingtaine d'années, il deviendrai impératif, pour parler de cet album de façon juste et entière, que je m'arrête à chaque titre qu'il offre. Au lieu de cela, je me contenterai de vous en recommander l'écoute intempestive, à volume élevé, et de vous attarder sur les versions démos et sur les deux live livrés en bonus, qui mettent parfaitement en exergue le côté l'attitude déchirée de Mudhoney, et sa cohérence qui, même au plus fort de ces grands moments de déjante, reste entière, s'accompagnant en outre d'un sens du "tube grunge" aussi affirmé que chez Nirvana. Ecoutez donc la démo de Mudride, psyché et hautement sonique, "dirty" à souhait, et ces versions en public, rapides et endiablées et, pour les plus massives, plus pesantes (dans le bon sens du terme, est-il besoin de le rappeler?) encore. L'allant de Mark Arm et ses collègues arrache tour sur son passage, et ce dès No One Has, puissant et distordu, jusqu'à ce Dead Love braillé et génialement noisy, complètement ...débraillé, qui clôt les débats dans une atmosphère de folie incoercible et complètement débridée, sur plus de quatorze minutes. Sans parler de ce qui vient entre ces deux tourbillons sonores, la "déviance instrumentale" du combo s'exprimant pleinement et trouvant sur les planches son terrain de jeu idéal.
Bon, je retourne à l'écoute, en me remettant pour commencer le live de Need, ou encore celui de Here Comes Sickness dont le titre résume à lui seul le contenu et la mentalité de ce disque indispensable. Indispensable et ayant pour vertu d'amener une foultitude de musiciens, à l'issue d'une seule écoute, à créer leur groupe, imitant en cela des albums comme "Nevermind," "Funhouse" ou, allez, j'ose, "Daydream Nation".
Bon, je retourne à l'écoute, en me remettant pour commencer le live de Need, ou encore celui de Here Comes Sickness dont le titre résume à lui seul le contenu et la mentalité de ce disque indispensable. Indispensable et ayant pour vertu d'amener une foultitude de musiciens, à l'issue d'une seule écoute, à créer leur groupe, imitant en cela des albums comme "Nevermind," "Funhouse" ou, allez, j'ose, "Daydream Nation".
Mudhoney-Touch me I'm sick
Mudhoney-No one has (live in Berlin)
Alvarez // Summer Monstrous (Mai 2009, Microphonia Records/Chabane's Records)
Chabane's Records nous avait déjà surpris avec l'excellent album de Jewy Sabatay, et voilà qu'il récidive avec un artiste de la même nationalité, Alvarez. Derrière cette appellation se cache en fait un homme, Velibor Nikolic, qui joue ici de tout, seul, et use d'une narration conceptuelle pour évoquer la vie d'un homme dont la vie amoureuse trouve sa source dans ses films d'horreur de série B.Original, donc, de par ce procédé, Velibor captive également de par le contenu de ce Summer Monstrous, qui porte la noirceur d'un Alice In Chains, rejoignant en cela le registre de Jewy Sabatay, tout en affichant le doux-amer d'un Fell On Black Days de Soundgarden. Et de façon générale, c'est d'un rock sombre, noisy et grungy, qu'Alvarez nous gratifie ici, sur dix titres d'une qualité ne se relâchant jamais. La douceur du propos, l'émotion contenue dans le chant côtoie avec bonheur une trame musicale "dark" donc, qui à l'occasion peut déceler des petites touches d'espoir (Liar That I Loved) sous la forme d'une clarté pop étincelante.
Ailleurs, cet homme prolifique (il est à souligner que 16 démos ont été enregistrées mais jamais diffusées, dommage au vu de la qualité de l'écriture et de la composition de l'individu) pratique le plus souvent un rock ténébreux, qui prend l'auditeur dans ses filets dès ce Summer Monsters lancinant, duquel émerge un désabus presque palpable, et qui tout en nous enchantant d'un point de vue musical, parvient à nous mettre dans un état similaire à celui de son géniteur. C'est dire le pouvoir qu'ont les morceaux de Summer Monstrous, qui se déploient lentement, surs de leur force (Motor Without A Face (Goodbye), orné de touches noisy du plus bel effet), tantôt massifs et impénétrables, tantôt légèrement expérimentaux (Multi-Colored Sponge-Fish Of Disappointment, aérien et tourmenté dans ses sonorités) et finissent par former un album à l'étrange beauté, aussi mélancolique qu'attrayant par la sensibilité qui l'anime. Alvarez opte ça et là pour une certaine vivacité rythmique (Ouf Of Formaline), ce qui lui ouvre les portes d'une diversité qui rend son oeuvre plus probante encore. Une sorte d'électro-acoustique façon Heaven Beside Me d'Alice In chains apparait sur I Am getting Close To Complete This Structure, enjolivé par la discrète présence d'une voix féminine et associant à merveille beauté acoustique et ton résigné. C'est aussi le cas sur Saturday Rats, autre réussite dévoilée par Velibor Nikolic, dont on se rend compte, sachant qu'il s'agit là de son second album, qu'il fait preuve d'une inspiration constante et d'une maturité surprenante. L'écueil du second disque est donc passé avec brio, et ce jusqu'aux dernières notes de l'opus, entre This Tree Is Bleeding, d'abord doucereux puis plus sombre, plus percutant sur la plan instrumental, et Sanitarium Park (feat. Tearpalm) sobre, presque à nu, soudainement vitriolé par une guitare saturée, qui en plus de mettre fin au disque en présence de belle manière, en confirme définitivement la singularité et la variété.
On pense aussi, et le rapprochement est bien évidemment à porter au crédit d'Alvarez, à Robin Proper Sheppard et The God Machine, dont l'excellent Scenes From The Second Storey pourrait bien trouver là, chez un artiste issu de la ville de Pancevo et faisant également partie de Jewy Sabatay, évoqué en début d'article, son parfait pendant.
Superbe album, un de plus à mettre à l'actif d'un pays que l'on ne connait que très peu pour sa scène rock, et d'un label français décidément très porteur.
Le Myspace d'Alvarez
Alvarez-Summer monsters
Alvarez-Motor without a face
Ailleurs, cet homme prolifique (il est à souligner que 16 démos ont été enregistrées mais jamais diffusées, dommage au vu de la qualité de l'écriture et de la composition de l'individu) pratique le plus souvent un rock ténébreux, qui prend l'auditeur dans ses filets dès ce Summer Monsters lancinant, duquel émerge un désabus presque palpable, et qui tout en nous enchantant d'un point de vue musical, parvient à nous mettre dans un état similaire à celui de son géniteur. C'est dire le pouvoir qu'ont les morceaux de Summer Monstrous, qui se déploient lentement, surs de leur force (Motor Without A Face (Goodbye), orné de touches noisy du plus bel effet), tantôt massifs et impénétrables, tantôt légèrement expérimentaux (Multi-Colored Sponge-Fish Of Disappointment, aérien et tourmenté dans ses sonorités) et finissent par former un album à l'étrange beauté, aussi mélancolique qu'attrayant par la sensibilité qui l'anime. Alvarez opte ça et là pour une certaine vivacité rythmique (Ouf Of Formaline), ce qui lui ouvre les portes d'une diversité qui rend son oeuvre plus probante encore. Une sorte d'électro-acoustique façon Heaven Beside Me d'Alice In chains apparait sur I Am getting Close To Complete This Structure, enjolivé par la discrète présence d'une voix féminine et associant à merveille beauté acoustique et ton résigné. C'est aussi le cas sur Saturday Rats, autre réussite dévoilée par Velibor Nikolic, dont on se rend compte, sachant qu'il s'agit là de son second album, qu'il fait preuve d'une inspiration constante et d'une maturité surprenante. L'écueil du second disque est donc passé avec brio, et ce jusqu'aux dernières notes de l'opus, entre This Tree Is Bleeding, d'abord doucereux puis plus sombre, plus percutant sur la plan instrumental, et Sanitarium Park (feat. Tearpalm) sobre, presque à nu, soudainement vitriolé par une guitare saturée, qui en plus de mettre fin au disque en présence de belle manière, en confirme définitivement la singularité et la variété.
On pense aussi, et le rapprochement est bien évidemment à porter au crédit d'Alvarez, à Robin Proper Sheppard et The God Machine, dont l'excellent Scenes From The Second Storey pourrait bien trouver là, chez un artiste issu de la ville de Pancevo et faisant également partie de Jewy Sabatay, évoqué en début d'article, son parfait pendant.
Superbe album, un de plus à mettre à l'actif d'un pays que l'on ne connait que très peu pour sa scène rock, et d'un label français décidément très porteur.
Le Myspace d'Alvarez
Alvarez-Summer monsters
Alvarez-Motor without a face
Réedition Bleach de Nirvana
J'avais 10 ans à peine & plus que 2 ou 3 dents de laits. C'était Noël, l'euphorie anxiogène, les guirlandes dégoulinaient des murs, des boules illuminées crachaient dans mes yeux une lumière vive, et; ayant décidé de m'y "connaître" en musique, j'ai commandé au pif une vingtaine de CD dont la pochette me plaisait dans un catalogue has been. Parmi eux, la très sobre pochette du Best Of de Nirvana, qui m'a tout de suite tentée; se démarquant carrément d'albums ultra-glitter dont je m'imaginais les chansons avec un sale dégout. Sans rien connaître je me suis forcée à écouter en boucle ce Best Of, en trouvant d'abord les chansons fades, vides, la voix du chanteur plate... Puis peu à peu ce groupe m'a collé à la peau, il m'appelait, me hantait; j'ai donc décider de faire mon premier pas dans la connaissance musicale rock'n'roll : j'ai ouvert la pochette qui accompagnait le CD. Je ne me rappelle plus ce que j'y ai trouvé, mais cela ne m'a pas suffit car j'ai embarqué un ordinateur juste après & pendant une nuit entière, j'ai lu une dizaine de biographies sur le groupe; puis sur Kurt Cobain.
Ce côté héros déchu & fragile, prince abandonné, génie non reconnu avant l'explosion médiatique parfaitement compréhensible de Nevermind en 1991. Nevermind est un de ces albums grunge qui mêle assez de pop pour pouvoir conquérir un public formaté large, déchaîner les productions de maïs au Canada, renverser les rocheuses, et tuer un mouton Afghan. Il est d'une puissance dévastatrice gargantuesque, il multiplie les riffs tranchants, mélodieux et rentre-dedans. C'est d'une puissance rock'n'rollesque énorme; mais ce n'est pas du Nirvana. Le vrai Nirvana est le groupe qui balance des titres crades empreints d'une réalité crue, de paroles revendicatives & originales, remplient d'une émotion forte que Cobain s'use à extériorer. Voila le vrai Nirvana, celui pour lequel ses fans mourraient, cette facile ribambelle sonore imparfaite et tellement charmante.
Quand j'avais 10 ans, je ne savais pas ce qu'allait devenir mon adoration au départ si abstraite; puis elle s'est transformée en quelque chose de si extrême par la suite qu'aucun autre groupe me paraissait à la hauteur; tout n'était que formatage conscient, riffs taillés pour une radio elle aussi formatée, ou des animateurs formatés déblatéraient des discours formatés sur le matos des Deep Purple ou le chat de Flea. Ce n'était plus simplement Cobain que j'adorais, mais tout le groupe, du premier batteur Chad Smith au second guitariste Pat Smear complètement oublié.
Comme si mon fanatisme n'était pas assez élevé, la pochette assène un violent coup dans le cortex, cette énergie libertaire et cette putain de galère; une image sale sans l'être trop, un vide esprit nique-ta-mère salement élogieux. Cheveux longs pendent au dessus d'un étrange gaucher veste en jean, quelques autres boucles balayent un visage suintant à droite, puis Novoselic torse nu basse aux couilles (ça, c'était avant de faire de la politique oui oui) au fond à gauche, batteur affalé, gorge sèche dépistage. rock.
Bleach est le pionnier, la grande ouverture de Nirvana sur un monde qui a mis trop de temps à s'intéresser à son vrai travail; sous les aspects techniques (qui finalement étaient exploités au maximum pour donner cet effet fumiste et négligé). Une jungle de grunge vipérin & viscéral, taillé pour aucune taille, véritable tuerie qui dépasse le rock, la musique toute entière. En 1989, après bien des vagues & phosphorescences musicales; un vrai groupe s'immisce quelque part, on ne sait où.
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