Thompson Rollets // 1986-1993

Avec les Real Cool Killers "from Clermont" (Ferrand bien sur...), auquel un dvd que je sais déjà riche et précieux sera bientôt consacré (ne le ratez pas!!) les Thompson Rollets, venus eux de Périgueux, ont droit à leur anthologie sous la forme de ces vingt-trois titres et autant de bombes entre hardcore mélodique à la Burning Heads, rock'n'roll direct et sans fioritures, parfois plus mélodique mais toujours "wild", et écarts stylistiques eux aussi franchement réussis comme cet essai bluesy concluant qui ferme la marche.
Entre l'album "Thompson Rollets, Brutal Deluxe", paru en 1991, et les quinze titres tirés de split EP's, compilations, démos ou encore des cd accompagnant le fanzine Rock Hardi, tout est là, rien n'est à jeter -est-il besoin de le préciser-, et pour 10 malheureux euros, vous avez la possibilité de vous offrir l'antidote idéal à la "britisherie ambiante" contre laquelle il sera bientôt nécessaire de se faire vacciner. L'aiguille est prête, l'infirmière riffe dur et le remède est jouissif et foutrement efficace...c'est parti!

Thompson Rollets - Can't define it

Thompson Rollets - Rollets blues (yeah yeah Thompson Rollets)

Tu peux aussi passer ta vie à manger des fourmis

oOoOO


Ce qui fait que tu en crèvera ou non est la façon dont cette symbiose désarçonnée te bouffera les tripes. Ici il y a de quoi se faire du soucis puisque cette expérimentation musicale tourne & retourne avec patience & élégances mes viscères. A part hallucinogène, aucun mot ne s'apparente mieux à cette pop vaporeuse & lointaine qui enveloppe délicatement les tympans armée de doux soundfonts mielleux et de beats anxiogènes. Pas de prouesse technique & de lourdes armées pour envoyer la vibe, il est simplement question d'ambiance, de ressenti. Inutile de s'échauffer la voix ou d'accorder sa gratte, on plonge directement au fond des machines lentes & progressives pour finir confondus avec une matière crémeuse & hallucinée. De quoi rendre fou ceux qui n'ont jamais léché le vent un matin d'été sur une pointe fragile au milieu de nulle part. Soit tout le monde, ou presque.

Bästard // Yet, reloaded... Recorded live Roma/1994 - Poitiers/2005

Fondé sur les cendres des in-con-tour-nables DEITY GUNS, auteurs dans les 90's d'un "Trans-lines Appointment" de folie, BÄSTARD, mené par Eric Aldea, fut l'un des étalons noise hexagonaux et internationaux, nous gratifiant d'un premier album éponyme, puis d'un "Radiant, Discharged, Crossed-Off", énormissimes. Largement au niveau des pointures étrangères, la formation lyonnaise nous fit la surprise de se reformer pour une seule et unique occasion, en 2005; les vingt ans du Confort Moderne, illustre salle de concert basée à Poitiers. Ils y donnèrent un set époustouflant, sauvage, indomptable, dont ce double cd, assorti d'un second live enregistré à l' "époque", à Rome, en 1994, tout aussi percutant et passionnant, volontairement non-dégrossi, constitue un superbe témoignage.
Je joins à mon article le lien vers la bio de BÄSTARD sur Ici d'Ailleurs, où vous trouverez aussi la page DEITY GUNS (le coffret "A recollection" sorti il y a quelques mois est une pure merveille).
Avec HINT et maintenant ZËRO, mes références noise ultimes...

Bio Ici d'Ailleurs Bästard
Bio ici d'Ailleurs Deity Guns

Bästard - Chinatown (live in Poitiers 2005)

Bästard - Big s (live in Roma 1994)

Histoire de


On arrive là; je passe des heures à triturer un fût pour qu'ils sonne comme je l'entends, et puis je finis par tout jeter. Donc j'ai décidé de reprendre une chanson; simple à jouer, simple à chanter. à voir de l'oeil le plus clair.

XX - Lili (U turn) (Aaron cover)

Port O'Brien


Je n'avais qu'une envie, c'était de me glisser dans la mer gelée sans me rendre compte des effets négatifs, de ce que l'avenir me claquera physiquement. L'adrénaline circula & me flanqua un énorme frisson; puis, j'ai sauté, en vidant tout ce que ma tête pouvait contenir. Je m'y suis glissée lentement en sautant brutalement dans cette eau glacée, oubliant le paradoxe, & mon corps entier a refroidi l'espace d'un instant, je n'ai plus rien suivi, plus rien compris. J'étais là où je ne jamais je n'aurai dû être & une véritable sensation de liberté m'inonda. Le froid m'envoya une décharge électrique inquiétante.
C'est ce sentiment typique qui me possède à l'écoute des quelques titres à l'odeur salée de Port O'Brien doublé de celui qui donne l'impression que la chanson te parle, cherche à te toucher sans superficialité, de la façon la plus simple possible, sans encombres.


Et une excellente session de la blogothèque dans un gentil bar New Yorkais

DUNGEN can be god



Mon dieu je viens de réaliser que je n'ai encore jamais craché sur cette surface plane le groupe qui m'a rendue totalement frappée & qui m'a envoyé d'un claquement sec vers le rock purement psychédélique, aux douces chansons semblables à de longs trips inspirés & fiévreux. C'est presque plus profond qu'une déclaration frénétique d'un amour perdu de la musique, c'est une fusion directe entre ce que perçoivent mes oreilles démantelées et les frissons qui me parcourent électriquement le corps.
Précisément, une chanson, une seule, une seule plage sonore d'un peu moins de 5 minutes. Vous la décrire m'est totalement impossible, puisque cette chanson n'est rien, n'est issue de rien, n'emprunte rien et ne crache rien; elle est simplement sortie d'un monde imaginaire, et quelques virtuoses multi-instrumentistes nous l'on transmise. Ainsi un psychédélisme ni moderne ni vintage ni hype ni crapoteux ni violent ni acidifié nous plonge la gueule dans une marre infinie d'influences, d'idées, d'envies.
Dungen est un groupe Suédois, inspiré d'une scène de Folk Suédois qui m'est totalement inconnue et bien évidemment de la pêche confite des 60's; qui compte aujourd'hui 6 albums et un EP discret sorti en 2005. Le dernier album, 4, sorti en Septembre 2008 est celui où figure la chanson qui m'a renversé l'estomac et vrillé la tête dans un tube multicolore.

Dungen - Sätt Att Se

White Denim et le garage se barre


Vous n'imaginez pas l'orgasme sonore que j'ai éprouvé à la première écoute de "I Start To Run" de ce trio salement rock'n'roll; un des seuls groupe qu'on peut aujourd'hui taper comme groupe rock. Leur style est un garage choux fleurs qui suinte la négligence adolescente où vont se caler un peu de punk, un peu de psyché tourbillonnant,un peu de hip hop claqué. Un marasme aussi brut & limpide que violent & crachoteux. Et c'est souvent sur les chansons les plus simples qu'on claque le meilleur trip. Alors go on.


White Denim - I Start To Run

White Denim - Paint Silver Gold

Sabbath ta mère


 Les Blacks Sabbath sont de hareng bien digérés, aimez plutôt Georges le hippie. (via)
Oubliez Them Crooked Vultures c'est de la mini daube en boîte; un gigantesque vent du vieux bourbon de Black Sabbath a du leur souffler à la gueule (ou peut être pas), le groove y est peut être, mais trop peu comparé aux balancements arrachés & guitares grasses et salissantes des quatre bombes du heavy metal : Ozzy Osbourne, Tony Iommi, Bill Ward & Geezer Butler. Ici trois titres de leur premier album enregistré en deux temps trois mouvements en 1969 à Londres et sorti en Février 1970.

Black Sabbath - N.I.B.

Black Sabbath - Sleeping Village

Black Sabbath - Warning

XcRoCS Records, super petit label tenu par un membre de...Kill The Thrill et CaVe CaNeM.


Fred de Benedetti, puisque c'est de lui qu'il s'agit, propose un catalogue "déviant", éclectique et attractif à souhait, avec l'aide de son collègue Julien, autre moitié des géniaux CaVe CaNeM. Les billoutes n'utilisent que le format cd 8 cm, ce qui permet des produits finis superbes et musicalement énormes. N'hésitez pas à écouter les extraits directo sur le site et le Myspace, vous nous en remercierez après! Cyrille de RED SPACE CYROD m'avait prévenu; "un label à surveiller", me disait-il sur un petit mot accompagnant l'envoi de son superbe nouvel opus. Il ne croyait pas si bien dire! Entre noise, shoegaze, indus, duo déjanté saxophone ténor-guitare/machines (Fred y égale même les KILL THE THRILL, c'est dire la qualité du truc!), une flopée de groupes souvent méconnus, que je vous somme d'aller découvrir toute affaire cessante...
Y'a même les frappadingues marseillais de Binaire, si avec ça vous n'êtes pas convaincus...

Et puis pour que NOISE en parle, inimaginable d'avoir affaire à des pleupleux! Merci Cyrille au passage...et bonne écoute à vous.

Site XCROCS RECORDS
Myspace XCROCS RECORDS


Red Space Cyrod - Suggestive

Red Space Cyrod - Never Eat Your Cigaret