Sleepy Sun; on avait pourtant dit que les hippies, c'est fini


Des chansons à rallonge, une allure digestive arrogante, ce blues synesthésique viré sur des mélodies si psychédéliques qu'on aime dès la première écoute. "White Dove" m'a captée, hapée, entrainée dans ce marasme dégueulasse et vintage où l'instrumentation riche et réfléchie inonde d'une tranchante guitare tranchante mes lapidées oreilles lapidées. On change d'ambiance et de douceur toutes les minutes de peur de tourner en rond, alors on s'étend délicatement sur une intro minimale puis explosée à la Entrance Band, guitares tournoyantes et roundpan exigeant. Parfois on vire dans le pire du glauque (autour de 5:40), avant de s'étaler et répandre une boue collante nettoyée par une pseudo ballade folk faussement niaise. Putain! Ce morceau est un album entier à lui même, il concentre l'inventivité, l'énergie et les émotions d'une quinzaine de titres tirés par tout les côtés.
Sleepy Sun et ses manèges hallucinants (également visuels) aux petits airs de Black Mountain et de Black Angels nous boufferons tout l'hiver. J'éspère.

Sleepy Sun - New Age
Sleepy Sun - White Dove
Sleepy Sun - Snow Goddess

Who#1 // Kill For Total Peace


Et un jour ils tueront peut être les sales hippies huppés, en attendant ils s'explosent la mâchoire dans un éclat psychédélique. ils lisent peut être la bible et sont souvent aussi frais que des poivrots vernis, en tout cas ils dégueulent une fraîcheur fiévreuse d'un rock bien sympathique. addictions & morts soudaines.

How are you gonna die?
Overkilled by death

What is your favorite shit?
Good question. Probably the morning one just after coffee and a
cigarette or the one you held in until you got home after a night at
your new girls house

What is your favorite song?
The song thats gonna make me a millionaire

Why you can't sleep?
I sleep fine, I have TOTAL peace of mind

What are your addictions?
Walking, thinking, fucking, smoking and drinking, but I'm trying like
fuck to give them up...

Do you think you're a genius?
"When a true genius appears, you can know him by this sign: that all
the dunces are in a confederacy against him"

Describe yourself in two words
No Ice

For who you wanna die for?
Give me ONE good reason do die for someone... I would rather kill for...

Who you wanna kill?
all the hippies

Who you wanna be?
briSS Örtefëux

A last word
Kill for.....? Make your own choice

"Subterranean Homesick Blues"; on the road


Mars 1965, Dylan commence à s'enfoncer dans une éléctrifisation de ses neurones, son folk prend une légère tournure rock'n'roll, le son devient plus incisif. Une grande partie de ses petits lécheurs beatkniks sont furieux du changement radical qu'a prit Dylan. Fuck fuck, Dylan fait évoluer sa musique avec son esprit, ses contradictions, ses envies; les autres fanatiques pourront attendre.
 "Subterranean Homesick Blues" parle de tout, de rien, de vie, de mort; Ginsberg circule en fond, Boby fait défiler des pancartes, nous vivons quelque part. Les reprises de ce chef d'oeuvre de road song sont déplorables:  Celle des Red Hot est à gerber une montagne sur le cul d'une feuille (C'est vrai que c'est les Red Hot en même temps...) celle des Slumcats à se pendre avec deux ou trois cordes de gratte cisaillée; et même celle des Walkmen, qui forment un langoureux groupe de folk rock insolent est à s'enfoncer la tête dans le buisson. La reprise blues rock d'Harry Nilsson est plutôt sympa; mais pas de quoi s'allumer six pt.
On reste donc sur Dylan & simplement Dylan; sans sous entendu, on en mange du papier.

Bob Dylan - Subterranean Homesick Blues

La musique, c'est aussi des tripes


à PESHAWAR au Pakistan, magasin de Lahori Road (2008)

Quelque soit l'epoque, l'endroit, la vie; la musique nous prend aux tripes. Portfolio de la musique dans notre ridicule vie humanoïde sur Slate.

White Stripes?


Le rouge est la première couleur que l'on perçoit à la naissance, et le noir & le blanc qui l'accompagnent ont une forte marque historique (Jacky white cite le nazisme). Rouge est la première couleur qui nous éclate à la gueule sur ce bon punk bien saccadé, guitare bluesy jusqu'au fin fond des sarcasmes, voix tirante tiraillée élevée, calement-décalement sur une batterie toujours aussi militaire. La grosse meg nous en fera bouffer. 1999, ils sortent leur premier opus éponyme, une douce vaguelette avant la tempête médiatique et transpirationnelle d'Elephant en 2003. C'est purement underground.

Nirvana, Live At Reading


Mes amis, ce live amène le grunge à son paroxysme; l'apothéose exposée par une énergie spirituelle, une force émotionnelle ascendante. Ce live au Reading Festival pousse le groupe aux sommets, et le moral de Cobain au plus bas, si je ne me trompe pas, j'avais lu que Cobain avait été réveillé -une seringue plantée dans le bras- par un violent coup dans le plexus quelques minutes avant le concert, totalement défoncé, explosé de l'intérieur; il y laissa une partie de son âme si ce n'est trop oser le symbolique.
Depuis quelques années on récupère par ci par là quelques bootlegs à hurler de rire de ce concert. Le son est ultra-saturé, on entend vaguement une batterie défoncée et des hurlements enragés. La bande saute on entend 20 secondes de "Lithium" puis on plane sur "One a Plain" .
Bref, en tout bon ordre, tout bon formatage, toute bonne commercialisation nirvanesque, les multiples réeditions plus ou moins intéressantes nous chient sur la gueule depuis ...
Aujourd'hui, ce live. J'avais moins un an, et jamais je ne pourrai réellement me rendre compte de la réelle euphorie de ce concert. On s'en fout sans doute; puisque ce concert sort, bien clean -si ce n'est trop-, bien recalé, gnan gnan en dvd.. On n'a pas le droit aux remarques idiotes de cet idiot de Dave Grohl, ni aux hurlements déraillés de Kurt Cobain pendant un désaccordage. Les chansons commencent à 00.00 et finissent dès le dernier recalement de gratte, après quelques très légers hurlements d'invétérés.
Je ne parle pas des titres de ce live excellent, tout simplement parce que ce soir je n'ai pas de raviolis et je dois bien finir par aller en acheter. C'est forcément bon. Et puis comme je ne suis pas assez capitaliste je n'ai pas acheté ce dvd; je vous balance donc quelques bootlegs d'excellente qualité de ce concert:

Nirvana - Sliver (Live At Reading)
Nirvana - About A Girl (Live At Reading)

Brad Sucks, oiseaux fleuves océans school


Dans une période antérieure d'insatisfaction musicale j'avais parlé de Brad Sucks; un petit mec qui accumule les pistes sonores dans sa chambre, aux ambitions légèrement sur-dimensionnées, et aux intérêts bien tournés: il distribue sa marchandise (2 albums au compteur) gratuitement sur internet, via jamendo ou autres; et contribue à ce petit patrimoine de free culture. C'est d'autant plus intéressant car sa pop juvénile est plus que prenante. " Dropping Out Of School " de l'album Out Of It est une incontestable perle mélodique et savoureuse -plus pop tu crèves-, bien que la voix de Brady ne soit pas un atout majeur dans ses créations multi-dimensionnelles; alors parfois, flop .
Je suis désolée mais Brady a une sale tête de cul qui me rappelle les vieux caïds de cour de récré, alors à la place, un cheval dopé.

Téléchargez les deux albums de Brad Sucks.

Atlas Sound - Doctor/The Screens


Téléchargez Doctor & The Screens, deux petites chansons de salon de notre ami Brady, coincées entre la cruche et le pied de chaise.

Playlist de la semaine#1 // Shoegaze vibrant


 A Faulty Chromosome
Un groupe n'est plus un régiment de lécheurs autour d'un leader blond à la voix sur-exposée, dans le shoegaze la voix est un instrument comme un autre noyée dans une nappe déloyale, les membres du groupes sont de modestes génies tous ralliés au même pactole; pas plus pour celui qui ouvre la bouche et pas moins pour celui qui utilise plus ses muscles que sa cervelle.

Seam - Decatur
A Grave With No Name - And We Parted Ways At Mt Jade
Autolux - Turnstile Blues
Lush - Starlust
Tycho - Dictaphone's Lament
Swervedriver - 99th dream
Chapterhouse - Pearl
Alcian Blue - Carousel
Lush - Baby Talk